Je ne crois pas qu’avec une danse de la pluie et de grands cris, on va freiner le réchauffement climatique. Il aura fallu tant de temps pour admettre la nécessité d’une transition écologique…

Heureusement, elle va se faire. À chacun sa stratégie pour y arriver : notre équipe y a beaucoup réfléchi, et voici nos contributions. Elles restent à l’échelle locale, et seront mises en application sans attendre, dès notre arrivée à la mairie. D’autres suivront au fur à à mesure.

IL NOUS FAUT DU VERT, ET PAS DU « GREEN WASHING » (*)

(*) Nettoyage vert. Expression utilisée pour désigner les pseudo-mesures environnementales des grands pollueurs.

Colomiers se tourne enfin vers l'écologie avec Damien Lborde

Ce qui caractérise Colomiers de prime abord, c’est davantage les coulées de béton que les coulées de nature vierge. Malgré ce déluge que nous devons aux notables du passé avides de laisser leur trace, de vastes étendues vertes ont pu être épargnées.

  • La toute première décision que nous prendrons sera de préserver le patrimoine culturel et les espaces verts existants de Colomiers. Ils vont servir dès maintenant, et ils devront servir aux générations futures. Nous allons doncmétamorphoser en premier lieu les quelques surfaces laissées ça et là en centre-ville, pour en faire d’harmonieux jardins publics.
    Des bancs pour s’asseoir, des jeux pour les enfants, de la verdure, et le paysage a une autre allure. En concertation avec les comités de quartier, nous allons reverdir Colomiers.

Nous transformerons des espaces verts stériles en oasis de la biodiversité, il y a des solutions.

  • La deuxième décision, pour marquer le changement d’orientation sera de planter plus de 6 000 arbres chaque année, en commençant dès le mois d’octobre prochain. On n’est plus dans le symbolique, on marque un vrai tournant écologique.
  • La troisième décision sera de stopper le projet immobilier prévu par l’ancienne municipalité au Parc du Sélery.

En matière d’écologie urbaine, voilà ce que nous allons réaliser :

  • Interdiction de détruire tout ou partie de notre patrimoine végétal (sauf maladie, bien sûr).
  • Un total de 40 000 arbres de plus à Colomiers avant la fin de mon mandat, je m’y engage.
    Les arbres, ce n’est pas seulement pour faire joli… Notre objectif est de compenser les émissions de CO2 de la ville tout en diminuant les zones de chaleur, grâce à la création d’îlots de fraîcheur publics.
    Comme les canicules vont être de plus en plus fréquentes, il faut nous adapter très vite.
    Les premiers îlots de fraîcheur sont tout trouvés : les ronds-points.
    Au lieu d’être de simples pelouses gourmandes en eau, ils seront plantés d’arbres et de fleurs mellifères, avec des nichoirs à oiseaux et des hôtels pour insectes. Nous planterons des arbres également tout le long des murs anti-bruits, là où se concentre le plus de pollution.
  • Nous tracerons et nous déroulerons des voies vertes pour connecter les 6 quartiers de Colomiers. Dans chacun d’eux, on implantera des jardins partagés et des vergers urbains.
    En outre, dans la zone du Perget, juste derrière le pigeonnier, nous créerons un jardin pédagogique, pour apprendre aux enfants comment planter, cultiver et récolter avec plaisir.
  • Nous allons attribuer à des maraîchers bio des terrains dédiés à la permaculture. Avec eux, nous établirons une filière équitable, en rachetant leur production pour fournir la cuisine centrale de Colomiers. Nous exclurons simultanément de la commande publique (les cantines scolaires et la restauration collective) toutes les viandes, oeufs, laitages et poissons issus d’élevages intensifs.
    Donner le meilleur à nos enfants, c’est notre choix.
  • Dans tous les jardins, privés ou publics, le compostage est à encourager. En partenariat avec les comités de quartier et les associations locales, nous allons le développer partout, avec des formations régulières au compostage.
  • Simplifier les permis de végétalisation à Colomiers, c’est oui tout de suite ; et nous vous accompagnerons dans cette démarche.
  • Nous nous engageons à fournir des bacs de fleurissement.
  • Pour encourager les particuliers et les commerçants à végétaliser chez eux, rien de tel qu’un aspect ludique : nous allons organiser un concours des Maisons et Balcons fleuris, avec plusieurs catégories et un jury citoyen attentif. Nos regards apprécieront !
  • L’arrêt de l’utilisation des pesticides à Colomiers est enfin effectif. Allons plus loin. Au-delà de ce qu’impose la Loi, il faut traiter avec des méthodes saines et sans danger les terrains de sports et les zones difficiles d’accès. Zéro phyto !
  • Des cimetières plus écologiques : les dernières demeures des Columérins méritent d’être réaménagées. Alterner rangées d’arbres et sépultures dans les travées, préférer les tombes jardinées et les surfaces perméables, renoncer à tout pesticide, privilégier l’utilisation de pierre régionale et la réutilisation de monuments anciens, tout cela constitue une forme d’hommage que les vivants rendent aux défunts. Pourquoi s’en priver ?
  • Une aide sera accordée pour les travaux d’inhumation utilisant des produits écologiques et/ou régionaux, et travaillés par des artisans locaux.

NOS ÉCONOMIES ÉCOLOGIQUES, DE SUITE

En matière de réduction d’énergie, la Municipalité doit être exemplaire. Voici ce que je vous propose, dès le début de mon mandat :

  • D’abord nous créerons un service d’accueil et d’accompagnement de la rénovation énergétique pour réduire les dépenses de chaque foyer de Colomiers. Il fournira une aide au diagnostic et le montage des dossiers pour obtenir les différentes aides disponibles.
  • Tout projet d’aménagement municipal inclura des espaces dédiés à des projets agricoles en milieu urbain : jardins partagés, micro-fermes, ruchers, etc.
  • Toute nouvelle construction communale visera les trois zéros écologiques : zéro émission, zéro déchet, zéro consommation. Ce sera notre première action locale pour contribuer aux enjeux qui sont planétaires. L’effet colibri…
  • Nous commencerons par calculer l’empreinte écologique de la ville de Colomiers grâce à un diagnostic énergétique de tous les bâtiments communaux.
  • Puis nous ferons tout pour la réduire. Finies les passoires énergétiques (Ateliers municipaux, Hall Comminges, etc.) !
  • Nous utiliserons les toits des bâtiments de la Ville et des parkings publics pour y installer des panneaux photovoltaïques. L’objectif, c’est de tendre vers l’autonomie énergétique des bâtiments municipaux.